LE PONT DE KOUNDJOUROU PEINE A REMPLIR SON ROLE : LE MINISTRE DES INFRASTRUCTURES, PROMET LA CONSTRUCTION D’UNE VOIE DACCES

Le pont qui enjambe le cours d'eau Batha sur le point de passage à Koundjourou, financé par l'Etat tchadien et l'Agence Française de Développement (AFD), est loin de jouer pleinement le rôle pour lequel il a été destiné : le maintien et la sécurisation de la transhumance, et la facilitation des mouvements des personnes vivant entre les deux rives. Cette constatation a été faite par le Ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Dr Idriss Saleh Bachar, lors de sa descente sur le site la semaine dernière, accompagné du Gouverneur de la province du Batha, le Général de Brigade Djimta Ben Degon, ainsi que de deux autres membres du Gouvernement : Aziz Mahamat Saleh de la Communication et Abakar Ramadan, Secrétaire d'État à la Production Agricole.

 


Due à l'inaccessibilité du pont depuis la rive gauche, causée par l'impraticabilité de la voie de raccordement, endommagée par les eaux de ce cours d'eau qui coule d'Est en Ouest. Si en saison sèche la traversée peut s'avérer un peu difficile, en hivernage, cette route se révèle être une barrière infranchissable, et les transhumants sont contraints parfois de faire de grands détours en passant par le pont d'Oum Hadjer, rallongeant ainsi considérablement leur voyage, ou bien, au risque de leur vie, de traverser pour atteindre leurs lieux de destination.

 

La situation actuelle cause de graves préjudices aux populations locales et aux transhumants. depuis quelques années en période des crues, des personnes et des centaines de bétails bovins, camelins et caprins sont emportés par les eaux. Les activités économiques sont également sévèrement entravées, car de nombreux marchés ruraux hebdomadaires très florissants se situent de part et d'autre du cours d'eau. Par conséquent, il est clair que l'aménagement d'une voie d'accès s'avère nécessaire pour faciliter le déplacement des hommes et des animaux dans un sens comme dans l'autre.

 

Pour mieux appréhender la situation, le chef de département et la délégation qui l’accompagne, ont inspecté les zones critiques et notamment les nouvels  defluents qui se sont crées à partir du lit principal et les ouvrages hydrauliques existants dont certains montrent des signes de fatigue. lors de sa rencontre avec la population de Koundjourou en présence des autorités administratives de la province, le Ministre, DrIdriss Saleh Bachar, a encouragé la patience, car le Gouvernement de Transition, dirigé par le Général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, a pris des mesures correctivs pour résoudre ce dysfonctionnement. Les travaux de construction de nouveaux ouvrages d'équilibre et d'une route en remblai d'une hauteur de 1,5 m sur une distance de quatre (4) kilomètres, sur la rive gauche, débuteront d'ici la fin du mois d'avril. Selon le Ministre, cela permettra de mettre un terme à la traversée périlleuse et aux pertes en vies humaines et dommages matériels, et d'améliorer l'économie locale en facilitant l'accès aux biens et services.


Rappelons que c’est le Groupement SNER/AFCORP qui a réalisé en 2015, l'ouvrage à vocation pastorale dans le cadre du projet Almy al Afia (de l'eau pour la paix) dont l'objectif est de sécuriser la mobilité des éleveurs transhumants. Ce projet a été contrôlé par le bureau Louis Berger et a coûté 8,6 milliards de F CFA, dont 1,2 milliard de F CFA est supporté par l'Agence Française de Développement AFD et le reste par l'Etat tchadien.

 

                             La DTIC

 

 

 

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